Et l'autre morceau : la peur est un excellent prof. Elle enseigne juste la mauvaise affaire.
On apprend vite quand on a peur, c'est vrai. Un 5 à 7 où tu t'es senti de trop, ça s'imprime du premier coup et ça reste des années. Sauf que ce que ton cerveau vient de retenir, ce n'est pas comment mieux t'y prendre la prochaine fois. C'est de ne plus jamais se remettre là.
Quand le stress monte trop haut, le cerveau coupe dans ce qui coûte cher : la mémoire de travail, la souplesse, l'improvisation. Il bascule en mode réflexe. Excellent pour sortir d'un danger. Moins pratique pour aborder quelqu'un, l'écouter pour vrai et rebondir sur ce qu'il vient de dire.
Un peu de pression, par contre, ça aide. Le petit stress avant d'entrer dans la salle, garde-le, il te rend vif. C'est quand ça dépasse le seuil que ça décroche, et plus la tâche est complexe, plus le seuil arrive vite. Une conversation d'affaires, c'est complexe.
C'est exactement à ça que sert le terrain de jeu. Pas à te faire oublier que tu as peur. À baisser l'enjeu juste assez pour que ton cerveau reste au complet avec toi. On essaie, on rit quand ça déraille, on recommence. C'est précisément pour ça que ça finit par lever.
Le reste, je l'ai appris sur le plancher.
L'incubateur des HEC Montréal, la Base entrepreneuriale, un séjour à l'École d'entrepreneurship de Beauce, cinq ans sur les comités d'une chambre de commerce. Et sept ans à faire mes propres appels, mes propres soumissions et mes propres salons.
Décider d'avance quand, où et comment on va faire la chose augmente fortement les chances de la faire ? Sur 94 études et plus de 8 000 personnes.
80 % des PME disent que leur principal frein, c'est de ne pas assez connaître leurs marchés ?
Sources : Sheeran 2002, Gollwitzer et Sheeran 2006, La Presse 2024